ostéopathe extension relaxation cheval

Améliorer la relation inter-espèce

donner du grain et faire des caresses sont ils suffisants pour nouer une relation solide avec votre cheval ; comment améliorer la relation inter-espèce avec votre cheval pour grandir son capital bien-être et lui donner du panache ??

Vous avez votre éducation , vos repères familiaux , sociaux , votre idée plus ou moins personnelle de ce qu’est un animal .

Mais savez vous comment chaque animal domestiqué ressent la vie qu’on lui mène ?

Selon la race , les disciplines , l’ entourage , les chevaux adoptent des comportements différents. A l’entrainement , les galopeurs ont un caractère souvent marqué, les trotteurs sont plus effacés , les chevaux de dressage ont une personnalité profonde et introvertie et les chevaux d’obstacle sont plus expansifs. La discipline modifie la perception qu’a le cheval de sa fonction donc son être.

La relation avec les humains qui l’entourent est essentielle dans le maintien de son capital santé dans la mesure ou au sevrage le cheval perd la possibilité d’apprendre les codes comportementaux qui lui permettent de communiquer avec ses congénères et qu’ il est ‘scientifiquement’ établi que la relation avec autrui est aussi importante au bien-être que la nutrition.

Pourquoi ? Comment ? Débarrassez vous des conceptions restrictives qui nous le montrent comme une proie , herbivore , grégaire…le cheval domestique est bien plus ! le considérer ainsi est le moyen le plus sûr de s’exonérer de toute considération supérieure . .

Parlons de la relation à pied avec le cheval :

Combien de fois le félicitez vous par une caresse ou une tape amicale ?

Combien de fois vous témoigne t il son affection spontanément en dehors d’un intérêt alimentaire ?

vous commencez à percevoir un déséquilibre ?

La cause la plus fréquente est la différence entre le temps humain souvent sociétal et le temps animal plutôt ancré dans l’instant : vous êtes décalé de la perception animale , s’ensuit un chapelet de malentendus plus ou moins nourris d’anthropomorphisme …et un appauvrissement de la relation. Une autre cause fréquente est que si vous ne donnez pas gratification à votre cheval à bon escient, il se détache naturellement de vous en vous considérant comme un insensible.

Voici un petit interlude basé sur mon expérience pour vous aider à saisir une facette

Quid de la perception qu’a le cheval de la personne qui le soigne ?

Si la médecine humaine a clairement établi que le relationnel du médecin participe à plus de 50% dans la guérison de ses patients , comment le cheval peut il percevoir la fonction de l’humain vétérinaire ? : la relation du vétérinaire avec le propriétaire donnera une indication au cheval très observateur ,mais les actes d’injection , d’anesthésie , de radiologie etc..Rien ! C’est ici un rôle de l’ostéopathe qui pratique un dialogue avec les tissus du cheval car c’est le meilleur canal pour cet animal . Les cavaliers vous le confirmeront : Les aides sont anatomiques : assiette , jambes , main etc.. Durant la palpation , le praticien ausculte le cheval autant que le cheval évalue celui qui le touche ..et il m’arrive parfois de souffir d’un genou, certains chevaux en fin de consultation posent leur souffle sur cet endroit particulier ..à condition de leur laisser un brin d’initiative…

Voici un extrait de Véronique Bartin trouvé sur la toile

« Au fond, dans le travail Alexander et dans le travail classique du cheval, on recherche la même chose : une attitude juste dans le mouvement.

Lorsque je travaillais mon cheval, en équitation classique, on me disait : « Donne-lui du dos, fais-lui monter le dos, assouplis-le, garde-le en équilibre, monte-le en avançant, redresse-le… » bref, beaucoup de consignes concernant l’attitude de mon cheval et pouvant aussi bien s’appliquer à la mienne.

En Alexander, on me disait pratiquement les mêmes choses, mais cette fois il s’agissait de moi. Cela concernait mon dos, ma tête, mes jambes, mes bras, mon équilibre, mon calme, mon mental et tout mon être dans son ensemble. Bref, on s’intéressait à moi, à ma façon de fonctionner et de fonctionner avec mon cheval. » …fin de citation

Le cheval est un animal avant tout anatomique , qui pense avec ses tissus . Lorsque le cavalier met en arrière plan la théorie (néanmoins essentielle) et s’applique à dialoguer avec tact avec sa monture tout se passe pour le mieux .Si le cavalier est pris dans des pensées équestres déconnectées de sa monte ,le cheval le rappelle à l’ordre  » je ne comprends rien à ce que tu penses et c’est moi qui te porte ». Lorsque vous aurez compris son corps , il vous donnera son coeur !

Saviez vous que : le mors à olive existait tel qu’aujourd’hui en -1600 avant jésus-christ ..

un brin d’initiative…

Certains conjuguent équitation avec restriction et empêchent le cheval de mobiliser librement sa tête. C’est un réflexe toxique, pourquoi ? Parce que c’est priver le cheval de sa possibilité de regarder sentir entre autre , la tête rassemble l’essentiel des organes des sens ..et..s’ils ne fonctionnent pas correctement , alors les émotions s’enfouissent , le diaphragme muscle essentiel à la respiration , à la déglutition, à la vidange stomacale ,et au hennissement se bloque partiellement , le système cardio-pulmonaire fonctionne à régime restreint, l’oxygénation des tissus baisse..et au final votre cheval n’est plus que l’ombre de lui même avant de sombrer dans une pathologie plus ou moins échappatoire.

fin de l interlude…

La nature est ainsi faite ; si vous acceptez le risque que votre cheval tourne la tête sans que vous lui ayez demandé et il s’en portera bien mieux, pourra vous témoigner son affection. Cesser d’être contrariant et la relation de confiance à pied se reflétera en selle.

Votre animal trouvera les solutions avant que vous n’ayez envisagé les problèmes !