Un mot sur les origines de la Médecine Manuelle jusque l Ostéopathie Vétérinaire

A l’aube de l’humanité, il y a la main.
Cette main qui a fait de nous des hommes en rendant possible la préhension ; mais aussi des hommes capables de soigner. Au début l’homme guérisseur, rebouteux a utilisé sa main pour palper, manipuler, soulager intuitivement, puis il a sciemment transmis ses techniques éprouvées au fil du temps.
« L’art de la thérapeutique vertébrale est ancien et je tiens en haute estime ceux qui l’ont découvert, tout comme ceux qui
de génération après génération me succèderont, et dont les travaux contribueront à l’art naturel de guérir. » * 
 (de articulis) Hippocrate (435 av JC)
En 1875 après plusieurs vagues d’épidémies dévastatrices aux états unis, le médecin américain Andrew Taylor Still obtint des guérisons plus significatives avec sa médecine manuelle développée pendant des années de pratique itinérante et militaire qu’avec la médecine de l’époque ; à 46 ans, il rompt définitivement avec la médecine de son temps et expose ses théories et résultats sur l’« ostéopathie ». Ce jour du 22 juin 1874, il dit avoir eu une vision, lui confirmant que l’homme avait été créé avec tous les fluides et tous les onguents lui permettant de s’auto-guérir : « Le corps est la pharmacie de Dieu ». Il établit alors les grands principes de l’art ostéopathique .
A.T. Still crée The American School of Osteopathy  à Kirksville aux Etats-Unis. C’est le premier collège américain d’Ostéopathie mais aussi le premier établissement de ce type dans le monde. Y furent formés d’illustres Ostéopathes comme William Sutherland, à l’origine du concept du crânio-sacré.
En 1917, un des élèves de Still, J. M. Littlejohn, originaire de Grande-Bretagne retourne à Londres fonder la British School of Osteopathy, qui sera à l’origine de la naissance du mouvement ostéopathique en Europe.
Dans les années 1980, en France, le Dr Vétérinaire Dominique Giniaux, spécialisé en médecine équine,  transposa ce qu’il apprit des ostéopathes humains aux chevaux en s’offrant «la possibilité de questionner directement le corps malade sans autre intermédiaire que les mains». (Les chevaux m’ont dit. Essai d’ostéopathie équine, 2e édition,1 février 2003), devenant ainsi le pionner puis l’ambassadeur incontesté de  l’ostéopathie v, ou en étérinaire de par le monde.

Aujourd’hui l’ostéopathie s’est très largement développée , c’est une approche simple, globale, précise, intégrative et non exclusive qui permet de rallier les grands systèmes parfois trop cloisonnés de la médecine conventionnelle.
C’est une Médecine Intégrative au même titre que l’Acupuncture dans le sens où elle s’intègre à la palette thérapeutique du soignant comme moyen complémentaire de diagnostic et de traitement pour optimiser les chances de guérison en évitant parfois le recours à des techniques plus lourdes, en potentialisant des traitements allopathiques , en permettant une meilleure récupération post-opératoire ou thérapeutique ou en accédant à des zones et ressort de la physiologie inconnus de la médecine conventionnelle .
Les outils diagnostics modernes ne sont pas conçus pour  déceler l’essentiel des troubles fonctionnels relevant de l’ostéopathie, mais pour donner l’image structurelle d’une lésion.

Tout le défi de l’ostéopathie est donc d’anticiper la lésion en rétablissant la fonction.
Dans cette démarche et avant toute chose l’ostéopathie restaure la liberté du mouvement:
qu’il soit musculaire, fascial, articulaire, viscéral, sanguin, lymphatique, nerveux ou énergétique…  qu’il soit mobilité, micro-mobilité, circulation, échange ou équilibre.
Tant qu’il y a du mouvement, que les fluides circulent, il y a de la vie, « La règle de l’artère est suprême » (AT Still); dès qu’il y a une restriction de mobilité, il y a dysfonction et inversément.

 

… Mais laissons place au site du père de l’Ostéopathie Vétérinaire, le Dr Dominique Giniaux,

SITE OFFICIEL DE DOMINIQUE GINIAUX
A ce titre, un  grand MERCI à Bénédicte Giniaux pour son magnifique travail de receuil d’informations,documents, images d’art et d’esprit sur
l’oeuvre de Dominique Giniaux

… et place maintenant à un de ses compagnons de route et de travail,  Alexandre Chichery, quelques infos techniques