Homéopathie, isothérapie et préparations antihomotoxiques

1- Les principes de l’homéopathie

Principe de similitude : il s’agit de donner au malade, dans des doses infimes, la substance qui administrée à des doses pondérales reproduirait les symptômes observés chez un sujet sain. Par exemple, on va donner Apis mellifica (venin d’abeille) en dilution 5 CH dans un cas d’oedème aigu comparable à la réaction provoquée par une piqure d’abeille.

 Principe d’infinitésimalité : il s’agit de diluer de façon successive une Teinture Mère en la dynamisant à chaque étape de dilution. Une Centésimale Hahnemannienne -CH- correspond à une dilution de un centième (1 partie de substance pour 99 parties de solvan). Les dilutions les plus fréquentes sont de 5 à 9CH pour les pathologies aiguës et de 12 à 30 CH pour les pathologies chroniques qui peuvent aussi affecter le comportement.

 Principe d’individualisation du malade: « Il n’y a pas de maladies… il n’y a que des malades ». Ici, il s’agit de prendre en compte l’aspect unique et individuel du patient: sa morphologoie, son tempéramment, son mode de vie, son alimentation…son TERRAIN.

 2- Le médicament homéopathique

On compte environ 2500 substances utilisées en homéopathie. Elles peuvent être végétales, animales/organiques, chimiques, minérales ou être issues de préparations avec des bourgeons végétaux (gémothérapie), de préparations microbiennes, d’allergènes ou d’excrétions pathologiques (les biothérapies).
Toutes les formes galéniques sont envisageables. Des granules utilisés le plus classiquement aux collyres, en passant par des pommades, gouttes… Les médicaments homéopathiques offrent une action immédiate et ne présentent pas de rémanence.
 

3- L’ISOTHERAPIE

Branche fondamentale de l’Homéopathie, l’Isothérapie, utilise pour traiter un trouble pathologique, l’agent directement responsable de ce trouble. Celui-ci sera dilué et dynamisé comme tout remède homéopathique.
Tout en entrevoyant les immenses perspectives de l’Isothérapie, Hahnemann refusait de la différencier de l’Homéopathie, estimant que la conception du remède isothérapique, appelé encore nosode, découlait du Similimum Par conséquent, au nom du concept, il n’était pas favorable, de distinguer « isos » d’ « homeos », l’identique du semblable…
L’isothérapie, fondamentalement efficace, peut être située à mi-chemin entre Homéopathie et Immunologie en évoquant entre autres les auto-vaccins.
On distingue les auto-isothérapiques et les hétéro-isothérapiques. Les premiers sont encore appelés isothérapiques endogènes (les prélèvements proviennent du malade lui-même) Les seconds, isothérapiques exogènes (les prélèvements proviennent de l’environnement du malade).

Exemples d’applications de l’ISOTHERAPIE en médecine vétérinaire.

    HEADSHAKING du cheval: outre les dorsalgies, sciatalgies (notamment dues à des Herpès viroses comme EHV4) qui peuvent causer du headshaking, ce trouble est souvent l’expression d’un phénomène allergique avec hypersensiblité de la muqueuse nasale provoquée par des agentes exogènes (pollens) associée ou non à de la photophobie mettant en jeu le nerf trijumeau V. Dans ce dernier cas, il s’agit d’un trouble de perversion du système immunitaire. L’isothérapie consistera à créer un nosode à partir du sang du cheval souffrant de la pathologie
 

4- La préparation  antihomotoxique

Les médicaments antihomotoxiques ont pour but de restaurer l’état d’homéostasie en stimulant les mécanismes de régulations de l’organisme. Les formules tiennent compte des solutions compensatoires mises en jeu pour neutraliser les excès de toxines dans les tissus matriciels, les adipocytes ou autres structures cellulaires. Les composants homéopathiques utilisés dans ces préparations sont choisis sur la base du principe de similitude et associés entre eux en fonction de la phase d’homotoxicose identifiée par le praticien (humorale, matricielle ou cellulaire) et des organes ou tissus affectés.
Ces préparations peuvent être utilisées de façon judicieuses en complément d’un traitement allopathique pour limiter ses effets secondaires en facilitant l’excrétion de ses résidus, en potentialisant l’effet de la molécule allopathique,  et aussi en rétablissant durablement les mécanismes de régulation propres à un organisme sain.
Pour plus d’informations sur les préparations antihomotoxiques: Heel-

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