Enseignement de l’ostéopathie clinique équine

Pour les Cavaliers :

ADAPTATION de l’équitation à la biomécanique de leur monture deux jours maximum 5 binômes .

Pour les praticiens :

Initiation pour les élèves vétérinaires désireux de découvrir les réalités de la pratique sous forme de journées en clientèle , 2 élèves maximum.

Accompagnement des praticiens récemment diplômés .C’est une démarche qui aide à éviter les écueils du début et à parfaire les gestes .

Perfectionnement aux techniques et nouvelles approches de la médecine manuelle aux praticiens déjà expérimentés et diplômés désireux d’ échanger et progresser

ASSOCIATION à des projets de recherches en médecine intégrative , anatomie fonctionnelle, éthologie, bit-fitting, équitation raisonnée .

RECHERCHE échanges avec des chercheurs .

Enseignement à distance : six modules sur la pratique de l’ostéopathie équine (Contact/Sémiologie/Diagnostic/Traitement/Contrôle/Outils complémentaires) inscription par demande email début de formation Mars 2021 >Inscriptions 50 places :+352671511437

La déglutition du cheval : applications équestres

Docteur vétérinaire Alexandre Chichery

Diplômé de l’école vétérinaire de Toulouse 1994

Cursus optionnel de de fin d ‘étude en orthopédie équine école vétérinaire de Maisons Alfort

Cursus optionnel de fin d’études en gynécologie équine école vétérinaire de Nantes

Diplôme inter écoles d’ostéopathie vétérinaire DIE

Thèse de doctorat en acupuncture équine DVM

25 années d’expérience

CHAPITRE 2 LA DEGLUTITION

Chez le cheval , la diduction vue en Partie 1 et la mastication s’allient avec les mouvements de la langue et les plis palatins pour faire reculer du bol alimentaire vers l’oropharynx puis le gosier ou il sera déglutit.

Les anatomistes décrivent une déglutition orale volontaire orchestrée par le cortex , une déglutition pharyngienne et une déglutition œsophagienne involontaires orchestrées par le centre bulbaire.

Avant de décortiquer la déglutition sous un éclairage musculo-squelettique et organique , il convient d’en revenir à l’histoire de la déglutition qui a plusieurs milliards d’années.

Loin d’être complète , la phylogénie nous enseigne que le passage de la vie aquatique a la vie terrestre a été un tâtonnement certains comme les cétacés sont retournés à la vie aquatique tout en gardant des acquis de la vie terrestre : poumons,poches gutturales, larynx.De la sortie des eaux ont émergés des organes comme les poumons , le larynx,le voile du palais, la langue et son squelette hyoïdien , l’oreille moyenne et son tympan , la spécialisation de l’oreille interne , les doigts etc..et ont disparu les nageoires les branchies la ligne latérale la vessie natatoire etc..

Parmi toutes ces apparitions transformations et disparitions d’organes au fil de l’évolution des espèces , l’hyoïde gardera une place bien particulière à cause de son extraordinaire diversité de composition , de connections et d’organisation .Cet os Hyoïde est le point culminant du débat entre Geoffroy de Saint hilaire et Cuvier devant l’Académie des sciences au 19ième siècle , le premier soulignant et recherchant l’unité de composition de cet os au sein du vivant le second soulignant au contraire son extra-ordinaire diversité de forme et de fonctions en rapport avec le mode de vie des espèces.

Voici un extrait du travail conséquent de Cuvier sur l’hyoïde :

La langue des animaux vertébrés prend son principal appui sur une espèce de chaîne ou de demi-ceinture, composée d’un nombre d’os, variable selon les espèces, et suspendue par ses deux bouts à la partie postérieure et inférieure du crâne, derrière l’articulation de la mâchoire inférieure et en avant du cou.Cette ceinture a des appendices, soit articulés, à la partie moyenne de cet appareil, soit faisant partie de ses pièces transverses qui se dirigent en avant ou en arrière; celles-ci servent à porter le larynx ; les autres pénètrent plus ou moins dans le corps de la langue, et en font quelque fois la plus grande partie. Il y en a qui ne servent qu’à l’insertion de certains muscles , ou de certains ligaments. Cette chaîne d’os ou de cartilages se nomme l’hyoïde. Ses mouvements influent puissamment sur ceux de la langue et sur ceux du larynx, souvent même sur ceux de la mâchoire . L’hyoïde peut être, suivant les classes ou les ordres, en rapport de position et de fonctions avec la

langue, le plancher de la cavité buccale, le larynx ou les branchies. C’est essentiellement un organe de déglutition, soit qu’en dilatant et resserrant la cavité buccale, il y fasse entrer de l’air(1) ou de l’eau (2), pour la respiration, » (1) Les chéloniens et les batraciens parmi les reptiles (2)Les poissons ou des aliments, pour la nutrition; soit qu’il serve de levier ou de point d’appui aux mouvements d’une langue très extensible, pour palper les objets (1) , ou pour saisir au dehors les aliments et les boissons, et les faire passer dans le canal digestif(2). L’hyoïde présente des formes variées, non-seulement d’une classe à l’autre, mais encore dans les différentes familles , et même quelquefois dans les genres d’une même famille, lorsqu’il éprouve des modifications importantes dans son emploi. La structure de ces parties est plus ou moins osseuse ou cartilagineuse , selon que l’action des muscles qui agissent sur elles, doit être fort ou moins énergique. Sa composition n’offre pas moins de variations que sa forme, si l’on ne se borne pas à comparer les différences de ses parties, mais encore les pièces osseuses et cartilagineuses qui entrent dans la formation de chacune d’elles. Quant à ses connexions, qui sont plus constantes, nous trouverons cependant aussi des différences remarquables, qui s’expliquent par le développement de la fonction à laquelle il sert, ou la dégradation de celle dont il se sépare; ou parce qu’il remplit son emploi d’une autre manière. Détaché de la langue, du moins en apparence, dans une partie des batraciens, qui ont celle-ci fixée à l’arc du menton, il contribue cependant encore à la projeter hors de la bouche, en soulevant le plancher du palais. N’ayant (1) Les vrais serpents; (2) Tous les autres animaux vertébrés plus de connexion avec le larynx, dans les caméléons 2 ses mouvements ont d’autant plus de liberté et d’étendue pour servir à l’alongement extraordinaire dont la langue est susceptible dans ces animaux.Uni, au contraire, intimement au larynx, dans les chéloniens , tandis que ses rapports avec la langue sont très affaiblis, on voit qu’il doit servir aux mouvements de la respiration, et que ceux de la langue ont perdu de leur importance. – Ainsi cet appareil mérite d’être étudié, non-seule ment pour les caractères différentiels qu’il présente dans sa forme, sa structure et sa composition ; mais · encore dans ce qu’il a de constant ou de variable relativement à ses connexions et à ses fonctions(1). .

Exemple de la transformation de l’hyoïde

la grenouille : L’hyoïde passe d’un organe branchifère respiratoire à un organe déglutoire en quelques jours..

Chez la salamandre L’hyoïde hybride les fonctions déglutoire et respiratoires par ses cornes branchifères

Des cornes branchifères pour la sirène et le proteus également

et voici quelques illustrations des formes hyoïdiennes du règne animal

Les extra-ordinaires variations de l’os Hyoïde chez les animaux terrestres et l’exemple de sa transformation radicale chez la grenouille illustrent le potentiel adaptogène de son arc embryonnaire l’arc mandibulaire n°2 tant au milieu qu’à l’ensemble anatomique auquel il est lié.

Voici la position in vivo de l’os Hyoïde chez le cheval , ses connexions anatomiques seront évoquées infra.

  1. Muscle thyro-hyoïdien
  2. Muscle stylo-hyoïdien
  3. Stylohyoïdeum
  4. Muscle ptérygoïdien médial
  5. Muscle hyo-glosse
  6. Muscle stylo-glosse
  7. Muscle hyo-glosse
  8. Muqueuse linguale
  9. Muscle génio-hyoïdien
  10. Muscle génio-glosse
  11. Mandibule droite sectionnée

Extrapolation

L’os Hyoïde tel que nous le connaissons aujourd’hui est issue embryologiquement des Arcs Hyoïdiens(arc mandibulaire 2) pour tous ses os sauf pour le Basihyal et ses grandes cornes qui viennent de la transformation de l’arc mandibulaire 3.Cela signifie que sans la fusion des arc mandibulaires 2et 3 par l’intermédiaire du basihyal , l’hyoïde serait comme deux petits membres articulés de part et d’autre du crâne , l’équivalent des palpes des arthropodes par exemple.

Il n’est pas interdit d’imaginer que ce fut le cas :

Sa structure essentiellement cartilagineuse et grêle fait qu’il ne se conserve que peu de temps intact après la mort , aussi son histoire phylogénique est floue, mais quelques éléments de son anatomie chez des espèces plus anciennes et encore actuelles (dont le cheval) comme l’analogie de ses rayons osseux et articulations avec celle d’un membre chiridien, l’origine branchiale de sa musculature dédiée à la fonction viscérale ,la réunion des ses portions gauche et droite sur le basihyal en fin embryogenèse permettent d’hypothéser que l’os Hyoïde a été séparé en sa base par le passé formant des pseudo-mandibules articulées et libres de part et d’autre de l’exocrâne utiles à un temps pré-oral terrestre voire locomoteur par équilibrage du port de tête puis la centralisation des fonctions aura fusionné la langue et les branches Hyoïdiennes au basihyal dans la gorge.L’ancêtre possédant cet hyoïde n’est pas connu et la difficulté de conversation de l’hyoïde n’aidera probablement pas à son identification.

Pièces buccales des insectes

En repointant les connaissances sur l’os Hyoïde « en forme de U » appendu de part et d’autre du crâne entre les mandibules au processus stylohyoide de l’os temporal par le tympanohyoidien cartilagineux, le stylohyal qui sépare les poches gutturales médiale et latérale et son complexe articulaire en Z à la base de la langue se prolongeant par son processus lingual forment un tout à mobilité multidirectionnelle extensible.

L’os Hyoïde du cheval :

Voici l’os Hyoïde d’un cheval , probablement jeune ou de petit format , la loi de wolff s’applique particulièrement à cet os dont la structure et la souplesse ou la soudure des articulations est variable avec l’age l’activité et probablement l’embouchure et la main du cavalier .

Voici une photo d’os Hyoïdes de chevaux dont on apprécie la diversité notamment concernant le processus basihyal enfoui dans le corps de la langue

Les connexions et rôles dynamiques de la langue et de son os lors de la déglutition :

La déglutition des animaux terrestres est particulièrement complexe et a été bien étudiée chez l’homme et séparée en quatre temps avec chacun une variante en fonction de la texture du déglutit :

  • le temps buccal (déglutition volontaire)
  • le temps pharyngien (déglutition réflexe)
  • le temps œsophagien
  • le temps cardial (arrivée du bol alimentaire dans l’estomac)

Attaché à cet os par le processus lingual , la langue est un organe tout aussi formidable, protéiforme que l’hyoïde dans le règne animal

La langue issue embryologiquement des somites occipitaux c’est à dire des muscles destinés à la locomotion avait un rôle tactile chez les premières espèces sortant de l’eau et chez les mammifères.En même temps que la vision s’est perfectionnée au milieu aérien et à la nuit ( entre -265 Millions d’années et -65 millions d’années , les mammifères ont développé leur activité nocturne jusqu’à la disparition des grands prédateurs diurnes, les dinosaures) .

L’utilisation de la langue comme organe proprioceptif , tactile et locomoteur se reflète dans ses composantes anatomiques :

La diversité de mouvements de son apex dont le rôle postural et locomoteur est bien établi aujourd’hui ,les papilles filiformes à rôle tactile recouvrant 80 % de sa partie antérieure sont les vestiges de son utilité passée , aujourd’hui encore présents et utiles à la posture et à la déglutition orale .

Par ailleurs la langue a une fonction dans la thermorégulation ,le temps oral et pharyngien de la déglutition , la phonation (surtout chez l’homme ), la gustation , le temps pré-oral essentiel au caméléon par exemple ,mais aussi aux herbivores qui dégustent des feuilles haut perchées ,dans la succion et l’abreuvement .

La langue , par son contact avec le palais constitue un deuxième point de précontrainte d’avec l’intercuspidation.

La souplesse de l’arc Hyoïdien permet si bien un ajustement sagittal que transversal de la langue.

La participation de la langue au maintien de l’équilibre postural est possible grâce à son soutien hyoïdien.

Le nerf 12 moteur de la langue est un nerf somitique et il s’anastomose avec le 1er nerf cervical qui étend un rameau à la nuque et à la peau ainsi qu’à l’épaule , l’importance d’un filet bien réglé est primordiale en ce point nucal à défaut la compression ankylose la zone et détériore toute la chaîne locomotrice y afférente décrite infra .

Les quelques 4000 déglutitions qui meublent le quotidien du gosier d’un mammifère ,mettent à bonne contribution l’hyoïde , il est le clapet avec le voile du palais qui orchestre l’arrivée des nutriments gazeux liquides et solides .

Quels sont les impacts des mouvements de l’os Hyoïde sur la méta-organisation du cheval :

Au moment de la déglutition lors de sa bascule bascule dorso-caudale vers le haut et et l’arrière ,l’hyoïde tend le système hémi-épineux qui s’y attache par le fascia cervical intermédiaire

par Sawaya

Par equus horse anatomy

par Sautel

Par ses connexions fasciales , la bascule déglutoire de l’hyoïde prétend la chaîne abdominale, à la déglutition, et le shunt respiratoire bulbaire évite la fausse déglutition en stoppant le cycle respiratoire.

Immédiatement après le passage du bol par le sphincter œsophagien , le cycle respiratoire reprend en général par une expiration, alors le diaphragme se contracte avec les abdominaux,le bassin se fléchit et le diaphragme pelvien se détend. Par ailleurs , l’expire provoque une pression négative dans le thorax , propice au transit du bol vers l’estomac , je décrirais ce jeu de pression en partie 3 .

A ce stade il faut absolument rapprocher ce jeu de tensions des constatations de cavaliers de légende comme

Baucher :

ces contractions pour lutter contre la main s’étendant bientôt à toute son système musculaire en déréglant ses allures , il peut rester utilisable en extérieur mais on ne saurait rien en tirer de convenable en équitation académique sans avoir détruit ses résistances à partir de leur origine , la lutte contre la main

En principe, il n’y a pas d’encolure résistante avec une mâchoire moelleusement mobile.

Beudant :

Comment les personnes qui s’occupent d’équitation n’ont-elles pas observé de plus près l’intimité qui règne entre toutes ces parties ? Comment, lorsqu’on voit qu’elles se lient entre elles de manière à se secourir mutuellement, n’a-t-on pas cherché à s’assurer si un vice quelconque dans l’une d’elles ne privait pas les autres du jeu qu’elles sont destinées à fournir, si le mauvais emploi de force ne serait point un obstacle pour bien placer une partie ;qui doit servir de base à telle autre inapte à agir sans son concours? Pourquoi ne parle-t-on jamais de la contraction de l’encolure, d’où découlent toutes les résistances?

Général Decarpentry :

Lorsque le cheval est « juste » sur la main, la cession de mâchoire, se présente sous la forme suivante:
° l’encolure et la tête ne modifient en rien leur position.
° la mâchoire s’entrouvre sans brusquerie, tandis que la langue remonte un instant par un mouvement analogue à celui de la déglutition, pour revenir ensuite à sa place normale, en même temps que la mâchoire se referme sans claquement de dents, ni de lèvres. »
« Lorsqu’elle se produit ainsi, la cession de mâchoire est le signe apparent de la légèreté parfaite, et la preuve de l’exacte adaptation de l’équilibre du cheval, et de son impulsion, à l’allure et au mouvement demandés. »

Général L’Hotte :

« L’enrênement (…) de rênes fixées au surfaix, est souvent employé pour obtenir le ramener. Il est jugé acquis lorsque la tête se maintient dans une direction verticale ou s’en rapprochant. Cette position, il est vrai, assure une certaine soumission de la tête et donne le moyen de faire apprécier l’effet du mors au cheval d’une façon plus juste, de mieux régler l’emploi de ses forces que s’il portait au vent, mais rien de plus. Des résistances à la main, même très énergiques, peuvent encore se produire. Le ramener tel que le comprend la haute équitation ne se concentre pas dans la position de la tête. Il réside tout d’abord dans la soumission de la mâchoire, qui est le ressort recevant l’action de la main. Si ce ressort répond avec moelleux à l’action 6 qui sollicite son jeu, il entraînera la flexibilité de l’encolure et provoquera le liant des autres ressorts, pas suite de la corrélation qui existe instinctivement entre toutes les contractions musculaires. Si au contraire, la mâchoire, résistant, se refuse à se mobiliser, alors plus de légèreté, car par nature, les résistances se soutenant mutuellement, celle-ci aura de nombreux échos. Ainsi, en équitation savante, ce que le ramener représente, c’est bien moins une direction invariable de la tête qu’un état général de soumission des ressorts

En résumé quelques illustres écuyers soulignent que la sphère orale est un point crucial au maintient du naturel et des capacités locomotrices des chevaux .

Le mouvement décrit par l’hyoïde dans une déglutition non contrariée c’est a dire avec les Atm libres est en fait une flexion de l’hyoïde sur l’endocrâne et du basihyal épihyal sur le stylo hyoal , il serait peut être plus approprié anatomiquement de parler de flexion de langue.

La déglutition dispose le cheval a une action musculaire efficace et déliée ainsi :

La flexion de langue contacte le palais , le voile du palais se soulève , les trompes d’eustache s’ouvrent et ventilent l’oreille moyenne , l’inspire est shunté et l’expire se prépare avec son cortège de contractions diaphragmatiques et abdominales , la tension du fascia cervical intermédiaire engage la ligne hémi-épineuse via le fascia cervical , les fascias interptérygoidiens et ptérygo-temporo maxillaire déjà évoqués en Part1ouvrent la symphyse sphénobasillaire.

Cette flexion de langue doit également être possible par ouverture des Atm et descente de la mandibule car à la déglutition l’augmentation de volume momentanée dans l’oropharynx est plus confortable si les Atm s’ouvrent sensiblement .

Si les Atm sont fixées la déglutition est toujours possible principalement grâce au couplage du digastrique et des masséters mais dans ce cas toute la région gutturale et nucale se figent .La muserolle serrée par exemple empêchant le mouvement libre de la mandibule sur laquelle se fixe le digastrique fait que sa contraction à la déglutition provoque un renversement de la tête en arrière mouvement souvent contrarié lui même par la volonté du cavalier de placer le chanfrein du cheval à la verticale .

A l’inverse la déglutition non contrariée s’accompagne toujours d’une légère extension de la nuque et propulsion de la mandibule décomprimant les Atm et favorisant le passage du Lucre.

Il est intéressant de relever que l’expiration se faisant au poser des antérieurs et la déglutition s’opérant juste avant l’expire , toute cession de mâchoire vertueuse devra se faire durant la phase ascendante de la foulée durant cette courte période qui caractérise l’impulsion du cheval .

Ensuite l’os Hyoïde revient en position ‘neutre’prêt à déglutir de nouveau grâce aux muscles infra-hyoidiens ,la base de la langue revient en position basse , si bien que toute action équestre à la sangle à l’expire sera contrariante de ce balancier dont l’attache basse est sternale.

Aussi , une action ou un harnachement interférant aléatoirement ou contradictoirement aux muscles permettant la flexion de la langue sont contre productifs , il faut citer et localiser les muscles ici

occipito hyoïdien cerato hyoïdien styloglosse hyoglosse élévateur du voile du palais digastrique

Schéma n°6 :

  1. Muscle long de la tête
  2. Muscle oblique crânial de la tête
  3. Muscle occipito-hyoïdien
  4. Muscle thyro-pharyngien
  5. Muscle digastrique (ventre caudal)
  6. Muscle stylo-hyoïdien
  7. Poche gutturale
  8. Muscle ptérygo-pharyngien
  9. Muscle orbiculaire de l’oeil
  10. Muscle malaire
  11. Langue
  12. Muscle sterne-thyroïdien
  13. Glande thyroïde
  14. Muscle crico-pharyngien
  15. Muscle crico-thyroïdien
  16. Muscle digastrique (faisceau angulaire)
  17. Muscle thyro-hyoïdien

En conclusion l’application équestre à la déglutition est que l’effet du mors faisant que la langue se soustrait à sa pression mime une déglutition qui est vertueuse que si elle s’opère librement dans le cas contraire c’est à minima la contraction de la nuque que l’effet du mors provoquera et à maxima une entrave totale à la déglutition avec sa cohorte d’effets négatifs sur l’organisme entier et le bien -être.

Dans la troisième partie nous allons évoquer les autres effets musculo-squelettiques de la déglutition et ouvrir notre horizon sur le champ sensoriel du cheval …

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La cession de mâchoire

Docteur vétérinaire Alexandre Chichery

Diplômé de l’école vétérinaire de Toulouse 1994

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CHAPITRE Ⅰ LA DIDUCTION

La diduction appliquée à l’équitation :

La diduction est le terme médical qui décrit chez toutes les espèces munies d’une mâchoire le mouvement qui décale sur le coté la mâchoire inférieure du maxillaire supérieur. Le cheval utilise particulièrement la diduction pour mâcher ses aliments entre ses molaires. La diduction est appelée par des cavaliers la latéro-flexion de mâchoire à ne pas confondre avec la cession de mâchoire sur laquelle nous arriverons naturellement dans un second mouvement .

Les muscles permettant principalement la diduction sont les ptérygoïdiens médiaux et latéraux , leur origine est proche , le latéral sur l’aile du sphénoïde et le médial, médialement et rostralement sur la crête de l’os ptérygoïde .Par contre leur insertion est toute différente : le premier s’insère sur le ménisque de l’articulation temporo-mandibulaire , dans la fosse du condyle mandibulaire et sur la face médiale de la nuque selon certains anatomistes (non décrite par le Pr Barone) alors que le second s’insère sur la face interne de l’angle de la mandibule .

Le Ptérygoïdien médial illustration1

Le Ptérygoïdien latéral illustration 2

illustration 3

Les origines et

insertions vue de l’extérieur

Les origines et insertions en vue éclatée commentée illustration 4

Cette différence d’ insertion des ptérygoïdiens leur confère une différence d’action notoire ,il est communément décrit qu’ils servent à la diduction , à l’avancée de la mandibule sur le maxillaire et à la fermeture de la mâchoire pour le médial seulement . Nous verrons plus bas* que l’action du Ptérygoïdien latéral constitue le point de départ de la cession de mâchoire à proprement parler .

Pour revenir aux bases communément acquises , c’est la contraction unilatérale et alternative des muscles ptérygoïdiens qui permet la diduction , donc le broyage par mouvements latéraux du bol alimentaire et partiellement le broyage par écrasement pour lequel les masséters et le temporal participent principalement d’autant plus puissamment que le bol progresse vers le gosier .

Le verrouillage des masséters et des temporaux empêche le mouvement de diduction (illustration7) car la mâchoire ne fonctionne dans ce cas qu’en fermeture et l’occlusion dentaire est permise.C’est grâce à cette occlusion dentaire que l’effort musculaire est décuplé , l’occlusion dentaire jouant son rôle de précontrainte notion si fondamentale en architecture qu’en médecine du sport.

Par exemple, le cheval aux aguets contracte ses masséters prêt à exploser vers la fuite tendant tout ses muscles et annulant l’action et la sensation de main du cavalier, l’haltérophile serre ses mâchoires , tout un chacun sollicite ses masséters en forçant ,mais aussi et en plus la contraction des mâchoires de celui qui est pré-occupé , le bruxisme de stress, et à l’inverse le sourire , le bâillement. La contraction des masséters est donc le point de départ d’un effort musculaire intense mais aussi le point d’arrivée de la non-décontraction.Les chaînes fascio(fascia sous parotidien et cervical)-musculaires(sterno-céphalique)qui partent de la mandibule et courent au sternum le long du ventre jusqu’au pubis décrites savamment comme les chaînes hyposomiales par le Pr Barone jouent de cet engagement ventral permettant l’engagement des chaînes musculaires de l’épisome (du dos).

La diduction apparaît comme une première étape évitant la fermeture des masséters , une étape vers la décontraction mais elle n’est pas la décontraction car elle est possible même avec un certain tonus des masséters.

La diduction est a minima contrariée par une muserolle serrée qui cause en plus la flexion non physiologique de l’os nasal sur l’os frontal et des tensions crâniennes aberrantes sur les fines articulations reliant chaque os du crâne qui ne fonctionne correctement que si ces articulations sont libres.

Développons maintenant le détail évoqué supra * concernant les insertions du Ptérygoïdien latéral

Le ptérygoïdien latéral part de l’aile du sphénoïde s’insère au pied du processus condylien de l’Articulation temporo mandibulaire (ATM )et dans l’ATM sur le ménisque temporo-mandibulaire (L’insertion sur la face médiane de la nuque ne sera pas délayée car nous n’avons pas encore de description anatomique précise).

Illustration 5 et 6 : Description du ptérygoïdien latéral chez l’homme

Voici des illustrations tirées de l’anatomie humaine , chez le cheval ,l’insertion sur le ménisque temporo mandibulaire est du même type :

La composante verticale d’angle entre l’origine sphénoïdale et les insertions mandibulaires de ce muscle est pratiquement nulle alors que la composante frontale de l’angle est marquée donc la contraction du muscle ptérygoïdien latéral entraîne un déplacement principalement latéral de l’insertion mandibulaire : la diduction décrite supra . C’est oublier la deuxième insertion du ptérygoïdien latéral sur le ménisque temporo-mandibulaire qui permet la latéralisation rostrale du ménisque et c’est oublier l’angulation opposée des tables molaires qui oblige l’ouverture de la bouche du cheval lors d’une diduction .

illustration 7 :

L’angle entre les tables molaires mandibulaires et maxillaires empêche toute diduction à composante purement latérale , les mâchoires doivent s’ouvrir pour pouvoir se décaler .L’ insertion du muscle ptérygoïdien latéral sur le ménisque temporo-mandibulaire induit une traction rostrale sur ce dernier lors de la diduction ce qui évite son pincement et facilite l’ouverture de l’ATM.

Une muserolle trop serrée écrasera le ménisque temporo-mandibulaire car la contrainte latérale de la main ne pourra s’accompagner d’une ouverture de L’Atm .

Pour les passionnés d’équitation raisonnée , le ptérygoïdien latéral agissant en traction sur le sphénoïde « ouvre » (comprendre une ouverture ostéopathique donc une ligne de tension) à cet instant la symphyse sphéno-occipitale entraînant dans ce mouvement la crista sphéno-occipitalis sur laquelle naissent la tente du cervelet et la zone supportant le tronc cérébral responsable de la locomotion automatique du cheval .

On retiendra pratiquement de cette première partie que:

le relâchement des masséters et des temporaux est un préalable à la diduction

au contraire leur contraction est le préalable à une action musculaire explosive

la flexion latérale de mâchoire première étape de la décontraction n’est possible qu’en ouvrant la bouche

une muserolle trop serrée et/ou mal placée :

– engendre l’écrasement du ménisque de l’articulation temporo-mandibulaire

– empêche la diduction

-comprime de façon aberrante les sutures crâniennes

– amplifie donc les de main

Part 2 La déglutition appliquée à l’équitation…

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Ostéopathie équine cranienne

Pour les chevaux chez qui rien de particulier va mal mais seulement tout ne fonctionne pas bien ou bien en dent de scie , cette thérapeutique est à mettre en place.

Carrefour des informations nerveuses et humorales, le cerveau et ses annexes a pour mission entre autres de gérer les informations de position et de douleur via le gate control spinal et supra-spinal, le système descendant de la douleur.

Le rôle central du cerveau dans la gestion de la pathologie par le corps sur le long terme conduit parfois à une hyperalgésie secondaire ou « sensibilisation centrale ».

Les points d’appuis donnés ainsi que les aiguilles d’acupuncture bien placées offrent au système nerveux central une possibilité d’ouvrir les circuits  qui s’ enkystent autour d’une douleur chronique et l’entretiennent.

Il faut pour une boiterie récidivante appliquer ce traitement crânien associé à un traitement local ciblé.

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Par ailleurs le filet agit comme moyen contentif externe de la boite crânienne et de l’aponévrose épi-crânienne , alors que le mors agit en point de levier sur la voute crânienne. C’est la restriction naturelle de mouvement des synchondroses crâniennes soumises au levier et points de pression du mors/filet qui engendre des tensions crâniennes suffisantes (plusieurs dizaines de Kg parfois) pour rappeler au cheval l’équilibre entre son bien-être sa liberté et l’écoute du cavalier .

La bouche est donc le point d’entrée des lésions crâniennes.

L’éducation de la bouche du cheval et son entretien est probablement la clef d’une pratique de l’équitation ‘durable’.

Cas cliniques peu communs de 2019

Syndrome Podotrochléaire , maladie naviculaire nombre de cas 5 :

ostéo c7/t1 P2/P3/Sesam+périoste+ acupuncture Gi15+Tr 17+c9+p11 une visite amélioration 4 /5

shivering antérieur très prononcé nombre de cas 3 :

C7C6C5T1T2 grasset Silaique Acup :tr8+tr1+mc9 nette amélioration 45j après la première visite 4/5

Cte4-8+épaule + genou +tr1+tr8 2ieme visite à J+40 rémission totale à J+85

Shivering Postérieur débutant (flexion sommaire tremblements) nombre de cas 2 :

sacro-iliaque homolatérale Acupuncture +v67+r3+v62+vb41+épaule controlaérale rémission en une visite j+20

emphysème pulmonaire avec crises à répétition nombre de cas 5 :

t17/t18/l1/l2 +fascia endothoracique +p5+p9+mc6 confort respiratoire maintient des mesures d’hygiène amélioration 2/5

boiterie grade 2antérieur sur le cercle nombre de cas 15

subluxation P1/Mtc rémission 100% en 4jours

Fibrillation auriculaire nombre de cas 1

fascia endothoracique une scéance rémission J+60 retour au même niveau 100%

Sciatalgie nombre de cas 6

Fascia glutéal+shenshu+pi shu+baihui+V11

Ulcère Gastrique mal-assimilation nombre de cas 12

Diaphragme , fascia endothoracique C6 C5 Th15 +e44+tr5+vb44 une séance améliore à 80% une seconde séance est nécessaire

Troubles divers de l’équitation des performances et de l’état général

une scéance en Moyenne rémission 90%

Wobler cas 2

T1 à C3 amélioration passagère récidive régulière

Boiteries intermittentes avec diagnostics allant de la dorsalgie à la maladie de Lyme présumée..cas 12

Les fixations ostéopathiques récurrentes des cervicales sont monnaie courante ,l’ amélioration après la première visite est évidente et une seconde visite est parfois nécessaire pour les fixations hautes et basses .

Les troubles de l’équitation et de la performance sont finement liés à l’ostéopathie ,à la fonction locomotrice et psychique du cheval .Les troubles de la fonction sont aussi intimement liés avec la pathologie équine; ce qui sépare la gêne de la pathologie est le crédit de temps donné à la gêne pour qu’elle devienne pathologie installée.

C’est pourquoi finalement cette habitude des amateurs de faire vérifier leur cheval à intervalle de 6 mois est une très bonne initiative de base , tout comme le vaccin est pratiqué pour réveiller l’immunité la scéance d’ostéopathie devrait être visualisée comme une façon d’accompagner et décrasser le cheval dans ses progrès équestres .

Conseils trucs et astuces

Conseils trucs et astuces en équitation : ici quelques pratiques évolutives pour faire progresser et élargir la vision du cheval par l’humain. Sans prétention avec des petites vidéos à venir sur comment détecter simplement et sans doute un mal de pied , genou , intestin etc..

Selon la race , les disciplines , l’ entourage , les chevaux adoptent des comportements différents. A l’entrainement , les galopeurs ont un caractère souvent marqué, les trotteurs sont plus effacés , les chevaux de dressage ont une personnalité profonde et introvertie et les chevaux d’obstacle sont plus expansifs. La discipline modifie la perception qu’a le cheval de sa fonction donc son être.

La relation avec les humains qui l’entourent est essentielle dans le maintien de son capital santé dans la mesure ou au sevrage le cheval perd la possibilité d’apprendre les codes comportementaux qui lui permettent de communiquer avec ses congénères et qu’ il est ‘scientifiquement’ établi que la relation avec autrui est aussi importante au bien-être que la nutrition.

Pourquoi ? Comment ? Débarrassez vous des conceptions restrictives qui nous le montrent comme une proie , herbivore , grégaire…le cheval domestique est bien plus ! le considérer ainsi est le moyen le plus sûr de s’exonérer de toute considération supérieure . .

Le cheval est un animal avant tout anatomique , qui pense avec ses tissus . Lorsque le cavalier met en arrière plan la théorie (néanmoins essentielle) et s’applique à dialoguer avec tact avec sa monture tout se passe pour le mieux .Si le cavalier est pris dans des pensées équestres déconnectées de sa monte ,le cheval le rappelle à l’ordre  » je ne comprends rien à ce que tu penses et c’est moi qui te porte ». Lorsque vous aurez compris son corps , il vous donnera son coeur !

Saviez vous que : le mors à olive existait tel qu’aujourd’hui en -1600 avant jésus-christ ..

un brin d’initiative…

Certains conjuguent équitation avec restriction et empêchent le cheval de mobiliser librement sa tête. C’est un réflexe toxique, pourquoi ? Parce que c’est priver le cheval de sa possibilité de regarder sentir entre autre , la tête rassemble l’essentiel des organes des sens ..et..s’ils ne fonctionnent pas correctement , alors les émotions s’enfouissent , le diaphragme muscle essentiel à la respiration , à la déglutition, à la vidange stomacale ,et au hennissement se bloque partiellement , le système cardio-pulmonaire fonctionne à régime restreint, l’oxygénation des tissus baisse..et au final votre cheval n’est plus que l’ombre de lui même avant de sombrer dans une pathologie plus ou moins échappatoire.

Améliorer la relation inter-espèce

La cession de mâchoire part 1

La cession de mâchoire part 2

Cas cliniques peu communs

Observations équestres

La bouche

La fasciathérapie

ostéopathe extension relaxation cheval

Améliorer la relation inter-espèce

Améliorer la relation inter-espèce

donner du grain et faire des caresses sont ils suffisants pour nouer une relation solide avec votre cheval ; comment améliorer la relation inter-espèce avec votre cheval pour grandir son capital bien-être et lui donner du panache ??

Vous avez votre éducation , vos repères familiaux , sociaux , votre idée plus ou moins personnelle de ce qu’est un animal .

Mais savez vous comment chaque animal domestiqué ressent la vie qu’on lui mène ?

Selon la race , les disciplines , l’ entourage , les chevaux adoptent des comportements différents. A l’entrainement , les galopeurs ont un caractère souvent marqué, les trotteurs sont plus effacés , les chevaux de dressage ont une personnalité profonde et introvertie et les chevaux d’obstacle sont plus expansifs. La discipline modifie la perception qu’a le cheval de sa fonction donc son être.

La relation avec les humains qui l’entourent est essentielle dans le maintien de son capital santé dans la mesure ou au sevrage le cheval perd la possibilité d’apprendre les codes comportementaux qui lui permettent de communiquer avec ses congénères et qu’ il est ‘scientifiquement’ établi que la relation avec autrui est aussi importante au bien-être que la nutrition.

Pourquoi ? Comment ? Débarrassez vous des conceptions restrictives qui nous le montrent comme une proie , herbivore , grégaire…le cheval domestique est bien plus ! le considérer ainsi est le moyen le plus sûr de s’exonérer de toute considération supérieure . .

Parlons de la relation à pied avec le cheval :

Combien de fois le félicitez vous par une caresse ou une tape amicale ?

Combien de fois vous témoigne t il son affection spontanément en dehors d’un intérêt alimentaire ?

vous commencez à percevoir un déséquilibre ?

La cause la plus fréquente est la différence entre le temps humain souvent sociétal et le temps animal plutôt ancré dans l’instant : vous êtes décalé de la perception animale , s’ensuit un chapelet de malentendus plus ou moins nourris d’anthropomorphisme …et un appauvrissement de la relation. Une autre cause fréquente est que si vous ne donnez pas gratification à votre cheval à bon escient, il se détache naturellement de vous en vous considérant comme un insensible.

Voici un petit interlude basé sur mon expérience pour vous aider à saisir une facette

Quid de la perception qu’a le cheval de la personne qui le soigne ?

Si la médecine humaine a clairement établi que le relationnel du médecin participe à plus de 50% dans la guérison de ses patients , comment le cheval peut il percevoir la fonction de l’humain vétérinaire ? : la relation du vétérinaire avec le propriétaire donnera une indication au cheval très observateur ,mais les actes d’injection , d’anesthésie , de radiologie etc..Rien ! C’est ici un rôle de l’ostéopathe qui pratique un dialogue avec les tissus du cheval car c’est le meilleur canal pour cet animal . Les cavaliers vous le confirmeront : Les aides sont anatomiques : assiette , jambes , main etc.. Durant la palpation , le praticien ausculte le cheval autant que le cheval évalue celui qui le touche ..et il m’arrive parfois de souffir d’un genou, certains chevaux en fin de consultation posent leur souffle sur cet endroit particulier ..à condition de leur laisser un brin d’initiative…

Voici un extrait de Véronique Bartin trouvé sur la toile

« Au fond, dans le travail Alexander et dans le travail classique du cheval, on recherche la même chose : une attitude juste dans le mouvement.

Lorsque je travaillais mon cheval, en équitation classique, on me disait : « Donne-lui du dos, fais-lui monter le dos, assouplis-le, garde-le en équilibre, monte-le en avançant, redresse-le… » bref, beaucoup de consignes concernant l’attitude de mon cheval et pouvant aussi bien s’appliquer à la mienne.

En Alexander, on me disait pratiquement les mêmes choses, mais cette fois il s’agissait de moi. Cela concernait mon dos, ma tête, mes jambes, mes bras, mon équilibre, mon calme, mon mental et tout mon être dans son ensemble. Bref, on s’intéressait à moi, à ma façon de fonctionner et de fonctionner avec mon cheval. » …fin de citation

Le cheval est un animal avant tout anatomique , qui pense avec ses tissus . Lorsque le cavalier met en arrière plan la théorie (néanmoins essentielle) et s’applique à dialoguer avec tact avec sa monture tout se passe pour le mieux .Si le cavalier est pris dans des pensées équestres déconnectées de sa monte ,le cheval le rappelle à l’ordre  » je ne comprends rien à ce que tu penses et c’est moi qui te porte ». Lorsque vous aurez compris son corps , il vous donnera son coeur !

Saviez vous que : le mors à olive existait tel qu’aujourd’hui en -1600 avant jésus-christ ..

un brin d’initiative…

Certains conjuguent équitation avec restriction et empêchent le cheval de mobiliser librement sa tête. C’est un réflexe toxique, pourquoi ? Parce que c’est priver le cheval de sa possibilité de regarder sentir entre autre , la tête rassemble l’essentiel des organes des sens ..et..s’ils ne fonctionnent pas correctement , alors les émotions s’enfouissent , le diaphragme muscle essentiel à la respiration , à la déglutition, à la vidange stomacale ,et au hennissement se bloque partiellement , le système cardio-pulmonaire fonctionne à régime restreint, l’oxygénation des tissus baisse..et au final votre cheval n’est plus que l’ombre de lui même avant de sombrer dans une pathologie plus ou moins échappatoire.

fin de l interlude…

La nature est ainsi faite ; si vous acceptez le risque que votre cheval tourne la tête sans que vous lui ayez demandé et il s’en portera bien mieux, pourra vous témoigner son affection. Cesser d’être contrariant et la relation de confiance à pied se reflétera en selle.

Votre animal trouvera les solutions avant que vous n’ayez envisagé les problèmes !

 

 

Qu’est-ce que l’ ostéopathie vétérinaire équine?

«Il faut écouter et suivre le cheval»

L’ ostéopathie vétérinaire propose aux chevaux des soins dont l’efficacité est prouvée – s’ils sont effectués selon les règles de l’art. Rencontre avec Alexandre Chichery, médecin vétérinaire ostéopathe et acupuncteur, pour en savoir plus.

Le grand hongre brun à la posture raidie regarde avec méfiance l’arrivée du médecin ostéopathe. Celui-ci l’examine, le palpe et, quelques manipulations plus tard, l’animal bâille, détendu, et se roule dans la litière du manège. Manifestement, ce traitement lui a fait le plus grand bien. L’ostéopathie vétérinaire propose en effet des soins dont l’efficacité est prouvée – s’ils sont accomplis selon les règles de l’art. Or, au Luxembourg, il n’existe pas encore de législation concernant la profession. Le «Luxemburger Wort» a rencontré Alexandre Chichery, médecin vétérinaire ostéopathe et acupuncteur, établi au Luxembourg, pour en savoir plus.

Alexandre Chichery, qu’est-ce que l’ostéopathie?
La mission de l’ostéopathie est de redonner à l’ensemble des structures du corps et des tissus leur liberté de mouvement et de respiration. Il y a plusieurs domaines dans l’ostéopathie: la chiropractie, l’ostéopathie fasciale où on fait du déroulement des tissus qui enveloppent les muscles, et l’ostéopathie viscérale qui permet de travailler sur les viscères et les organes: les intestins, la rate, le cœur, les poumons, le foie, les reins et l’estomac. Chaque praticien a un domaine de prédilection dans sa façon de travailler.

L’ostéopathie vétérinaire équine est une médecine assez récente …
Oui, l’ostéopathie pour l’humain mise au point par l’américain Andrew Taylor Still remonte à 1870 alors que l’ostéopathie vétérinaire et plus spécialement celle des chevaux ne prend son essor que vers 1980. C’est le vétérinaire français Dominique Giniaux qui est devenu en sorte le père de l’ostéopathie équine en transposant les techniques de l’ostéopathie humaine aux chevaux dont il connaissait déjà la pathologie. Il a quasiment mis au point toutes les manipulations spécifiques aujourd’hui enseignées de par le monde. En le voyant faire avec une telle aisance, les gens se sont dit «on va faire pareil». Mais ce n’est pas si simple, il faut connaître la médecine. L’ostéopathie vétérinaire a tardé à être réglementée, ce qui a laissé la porte ouverte à toutes sortes de praticiens et d’écoles auto-proclamées. La France a depuis 2017 stoppé la dérive et aujourd’hui, il est illégal d’y pratiquer l’ostéopathie animalière sans le diplôme d’Etat délivré par le ministère de l’agriculture.
Quelles sont les caractéristiques de l’ostéopathie vétérinaire?
J’ai pratiqué la chirurgie et la médecine vétérinaire pendant 25 ans en y intégrant progressivement l’ostéopathie et l’acupuncture enseignées par le fondateur Dr Giniaux. Ma thèse de Doctorat fut en 1994 la première en Acupuncture vétérinaire équine en Europe et rendue possible grâce à la cavalerie de Saumur. Cela m’a permis de me rendre compte que le médecin consolide quelque chose qui a cassé alors que l’ostéopathie vétérinaire permet d’éviter que cette chose-là ne casse. Quand on appelle le médecin vétérinaire – pour des chevaux de sport par exemple – les dégâts bio-mécaniques sont souvent irréversibles. Or, l’ostéopathe vétérinaire peut tirer la sonnette d’alarme avant pour éviter d’abîmer l’animal dans sa fonction et soutenir sa performance.
Quels peuvent être les problèmes?
Un tissu peut être bloqué par une information nerveuse émise par la moelle épinière qui envoie des informations de douleur en permanence. Il peut être bloqué par une malposition ou une subluxation articulaire. Le cerveau aussi joue un rôle dominant dans la chronicité des symptômes.

L'ostéopathe vétérinaire voit immédiatement les résultats de son intervention et pourra se réjouir des remerciements du cheval.

L’ostéopathe vétérinaire voit immédiatement les résultats de son intervention et pourra se réjouir des remerciements du cheval.
Photo: privé

Il vaut donc mieux prévenir que guérir?
L’ostéopathie permet de prévenir ce genre de problème et d’en soigner certains pour lesquels la médecine classique est inopérante. Il ne faut pas faire l’opposition de l’une et de l’autre, mais les associer systématiquement. C’est la notion de médecine intégrative parfaitement représentée en milieu hospitalier nord-américain et européen. Par exemple sur des maladies osseuses qui sont dégénératives on peut mettre un traitement de fond anti-dégénératif médical et maintenir la mobilité des tissus avec des manipulations ostéopathiques.
Comment le diagnostic se fait-il?
Il y a différentes sortes de chevaux: le cheval de course, de saut d’obstacle, de dressage, de randonnée. Ils ne vont pas avoir les mêmes examens, parce qu’ils ont des zones de sensibilité, des zones de travail musculaire qui sont différentes. En général, je regarde le cheval en entier et je décide si son cas est du ressort de l’ostéopathie, de la médecine vétérinaire ou des deux combinées. Au Luxembourg, je ne fais que de l’ostéopathie, de l’acupuncture et des actes très spécialisés d’orthopédie.
Quels sont les gestes que vous effectuez?
Le seul outil visible et rationnel que l’ostéopathe a à disposition sont ses mains. Ce sont elles qui établissent le contact avec les tissus qu’il faut libérer de leurs tensions, de leurs blocages ou de leurs malpositions. Il est important d’écouter le cheval, son langage. Le cheval va nous dire et montrer ce qu’il faut faire. Quand il faut par exemple décoincer une jambe, si je décide de faire cela par un mouvement brusque dans une direction, c’est ridicule. Ce n’est pas comme ça qu’il faut procéder. Je m’assure que, dans sa tête, il est bien avec moi. Si l’animal est distrait, je ne vais certainement pas faire la manipulation. Au moment où je sens que le cheval est avec moi, je vais lui proposer un mouvement, et lui va me dire «oui» ou «non, pas comme ça». Alors, je vais dans ce sens-là.

L'exercice de l'ostéopathie équine exige beaucoup d'expérience et une confiance mutuelle entre le médecin et le cheval.

L’exercice de l’ostéopathie équine exige beaucoup d’expérience et une confiance mutuelle entre le médecin et le cheval.
Photo: Morris Kemp

Il ne faut donc rien forcer?
Non, il ne faut surtout pas de force. Si on met de la force, le cheval prend peur. C’est comme chez les humains, à un contact fort, l’organisme répond par une contraction forte. Pour une manipulation en ostéopathie, il faut trouver l’angle d’ouverture. Quand on se coince un doigt dans une porte, on a deux solutions: soit on coupe le doigt, soit on ouvre la porte. Moi, j’ouvre cette porte.
Quand voit-on les résultats?
Souvent, quand le problème est récent et que le cheval donne une réponse tout de suite, un seul traitement suffit. Si le problème est plus ancien, et donc bien incrusté dans les tissus et la mémoire du cheval, il faut le revoir pour vérifier si le traitement a été entier.
Pourquoi ce choix des chevaux?
J’aime les chevaux depuis que je suis gamin. C’est dans la famille: déjà début 1900 mon arrière-grand-père était étalonnier et faisait office de vétérinaire à Christnach où je suis établi aujourd’hui. L’ostéopathie a un vrai intérêt pour ces animaux, car on n’arrête pas de les coincer – dans le box, dans la bouche, autour du poitrail, sur le dos… et on leur demande beaucoup. La moindre des choses est de le reconnaître et, par respect pour leur bien-être, ne pas les travailler souffrants. Quand je les soigne, j’ai la sensation immédiate de faire du bien aux chevaux et c’est le gage de mon efficacité.

Même si cette intervention paraît assez impressionnante, aucune manipulation n'est imposée avec force.

Même si cette intervention paraît assez impressionnante, aucune manipulation n’est imposée avec force.
Photo: privé

Qui fait appel à l’ostéopathe?
Les professionnels surtout. Ils font de l’argent avec leurs chevaux et ils ont besoin de résultats. Mais aussi des particuliers. Au Luxembourg, on trouve des chevaux d’obstacles, de dressage, de loisirs, mais pas de chevaux de course. Les Luxembourgeois sont très bien classés au niveau international avec des chevaux d’attelage. Ceux-ci ont des problèmes très spécifiques, tout comme les trotteurs européens. Par le fait d’être attelé, ils ont des pathologies totalement différentes des galopeurs. C’est surtout le sulky accroché à leur harnais qui – sous l’effet de la force centrifuge – part dans les virages et les bras auxquels ce char est attaché font tourner le thorax du cheval et font travailler ses vertèbres en torsion. Ces chevaux ont quasiment tous la 15e thoracique qui est vrillée avec la 16e. Dès qu’on leur fait passer cela, on détend tout le dos.



Qu’est-ce qui est particulier dans le travail avec des chevaux de course?
En général, je vois un jeune cheval de course quand il est sevré et commence à être tenu au licol. La séparation de la mère crée un énorme stress psychologique et – dû à l’émotion – ces chevaux ont le sacrum coincé. L’intervention délie le sacrum ce qui libère la démarche mais elle les relâche aussi ce qui influence alors le comportement de façon positive. Une deuxième phase vient après le débourrage, lors de l’éducation du cheval. Une intervention à ce stade est capitale pour la carrière sportive. Puis, dans la préparation à la vente, on apprend au cheval des techniques pour bien se présenter et on lui donne des aliments spéciaux pour qu’il soit beau. Cela sollicite fortement son foie et son estomac. J’interviens alors pour délier les organes et rétablir les cervicales, le garrot…
Ce métier n’est pas sans danger.
Les jeunes chevaux ne sont pas faciles, car ils ne sont pas dressés. Je n’ai pas pris de coup, mais le travail est très particulier. Le danger est partout, tout le temps. Il faut en être conscient.
Il faut donc beaucoup d’expérience et il faut que l’animal vous fasse confiance et inversement…
Oui, l’expérience est la clé du métier. Il ne faut pas vouloir faire, mais il faut écouter et suivre le cheval.
Qu’est-ce que vous aimez le plus dans ce métier?
Pour avoir pratiqué les deux, l’ostéopathie – par sa précision, son côté manuel et son effet immédiat – se rapproche beaucoup de la chirurgie. Ce qui est agréable, c’est que le vétérinaire ostéopathe sent directement qu’il fait vraiment quelque chose, à la différence peut-être d’un vétérinaire qui injecte un produit qui va agir un certain temps. Il ne va pas pouvoir se rendre compte du résultat tout de suite. L’ostéopathe vétérinaire va le voir immédiatement, et aussi le remerciement du cheval. Ça c’est génial.

Retrouvez cet Article de Manon KRAMP sur le site du Luxemburger Wort:

https://www.wort.lu/fr/lifestyle/il-faut-ecouter-et-suivre-le-cheval-5ba8f543182b657ad3b9373c

cropped-Logo-Dr-Chichery-1.jpg

Vidéos à propos de L ostéopathie et l acupuncture vétérinaires équines

interview Luxembourg wort

https://youtu.be/nkcWEWU4DXY

Libération des cervicales pur sang de 2ans1/2

Un reportage France 3 de 2010 en Nouvelle Calédonie

Un reportage de 30 Millions d’amis sur France 3 de 2010 en Nouvelle Calédonie
Libération des cervicales sur jeune pur sang pré-debourrage

Coulonces Sales et nous cette année 2018 Préparation des Yearlings

Un fascia Glutéal chez Coulonces sales

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